SOCRATES PORG LYCÉE JACOB HOLTZER AUTOUR DU FRANÇAIS

Prague - Firminy

Prague Firminy


I.] L’accueil en France

II.] Le programme commun

III.] L'école

IV.] La vie familiale en France

V.] Les repas en France

VI.] Le temps libre

VII.] Le voyage a Paris

 

I. L’accueil en France

J’aimerais écrire quelques mots sur l’accueil que nous avons reçu en France.
Nous sommes arrivés par avion le 16 mars à Lyon. Deux professeurs français nous attendaient à l’aéroport ; nous sommes montés dans un bus et avons rejoint une petite ville qui s’appelle Firminy. Nos correspondants français ont tous habité à Firminy ou dans les environs. Quand nous sommes arrivés, ils étaient encore en cours ; nous sommes donc restés dans une salle à manger. C’était agréable : on nous a servi des biscuits, des jus de fruit… Les Français nous ont rejoints après les cours ; il y avait aussi leurs parents et les professeurs. Après la présentation du programme, nous sommes allés dans les familles.
Nous avons été accueillis un peu plus tard à l’hôtel de ville de Firminy : tout le monde était présent ainsi que Monsieur le Maire et Monsieur le Proviseur.

Contribution de Jan Storek

 

II. Le programme commune

En général, le programme proposé par les Français était intéressant ; nous étions ensemble chaque jour, sauf le week-end. Nous avons visité des villes comme Lyon, Le Puy en Velay ou Saint-Etienne, qui forme avec Firminy ( la ville où nous habitions ) une grande agglomération. Nous avons surtout visité des monuments comme la Basilique de Fourvière à Lyon ou la Cathédrale du Puy ; pour ces deux villes nous avons eu une visite guidée, ce qui nous a permis d’apprendre beaucoup de choses sur l’histoire et le passé de ces deux villes. A Lyon, nous avons également visité l’Opéra, qui est très beau et très moderne et nous avons eu la chance d’assister aux répétitions d’un ballet.
Mais nous avons aussi fait connaissance du mauvais côté des Français : ils font toujours des grèves ! ! ! Quand nous avons voulu visiter le Musée de la Mine à Saint-Etienne, il y avait grève ! Quand nous sommes allés à Paris, les pompiers et les employés étaient en grève et manifestaient autour de l’Opéra Garnier ! Une visite de la Chocolaterie a été annulée à la dernière minute et remplacée par la visite d’une entreprise, mais c’était lundi et les machines ne fonctionnaient pas ce jour-là ! L’auriez-vous deviné ?
C’est dommage que tout n’ait pas marché comme prévu, mais malgré tout ce fut très enrichissant et … amusant !

Contribution de Sarka, Bara et Eva

 

III. L'école

Ma première impression en pénétrant dans le Lycée Jacob Holtzer de Firminy? Une impression de ‘grandeur’ : nous, les Tchèques, sommes habitués à un petit espace intérieur, au Lycée PORG de Prague ; il y a au Lycée de Firminy un grand nombre de bâtiments et nous étions tous un peu perdus lorsque nous sommes entrés pour la première fois!
Mais cette impression est un peu fausse : en fait, il y a environ 800 élèves, ce qui n’est pas un chiffre extraordinaire pour un Lycée à Prague ; ce que nous avons admiré par contre, c’est l’espace : beaucoup de verdure. Nous avons également apprécié la cantine qui est excellente : ce sont les deux points forts, à notre avis, du Lycée Jacob Holtzer
Par contre, il y a moins d’ordinateurs au C.D.I. qu’à la bibliothèque de PORG : c’est dommage ; nous avons également remarqué que les toilettes étaient un point faible du Lycée.

Les cours ? Nous avons suivi 3 cours : un cours de biologie, un cours d’anglais et un cours de français. C’est la leçon d’anglais qui nous a le plus surpris : la professeur était très stricte et les élèves ne participaient que très peu au cours, sauf s’ils étaient interrogés. C’est un système très différent du nôtre, parce que nous faisons à Prague une leçon tous ensemble et que le professeur fait des efforts pour communiquer avec nous. La seconde chose qui nous a surpris est la prononciation de la langue anglaise par les élèves : nous avons eu beaucoup de difficultés à comprendre ce qu’ils disaient !
La leçon de français a été très différente : pendant tout le cours, les élèves doivent travailler avec un livre et ils lisent des définitions à haute voix. Les méthodes de travail à PORG sont différentes : tout le monde doit inventer une solution et ensuite la classe en discute.
Le cours de biologie était semblable au nôtre : au début, le professeur a expliqué le thème à traîter et ensuite les élèves ont dû faire des travaux pratiques ( ce jour-là, l’agrandissement de la pomme de terre ). Le laboratoire est très bien équipé : des microscopes, des pincettes et des scalpels. La différence est dans le matériel que le professeur nous a montré après le cours : la classe de biologie a quatre ordinateurs pour les élèves et un pour le professeur ; personne n’a ça à PORG.
Nous pensons que la différence entre le Lycée Jacob Holtzer et le Lycée PORG vient de la subvention que le Lycée J.H. reçoit de l' Etat, ainsi que de la tradition et du mode d’éducation.

Contribution de Aneta Velebilova, Janek Vancura et Jakub Klein

 

IV. La vie familiale en France

Grâce à notre séjour en France, nous avons pu faire connaissance du mode de vie dans ce pays. Ce qui m’ surtout intéressée, c’est la vie familiale qui m’ a surprise par sa diversité : ces différences ne sont pas seulement dues au changement de pays (France – République Tchèque), mais sont également le fait de la disparité ville – campagne.
D’abord, j’ai pu constater que les familles françaises sont en majorité plus nombreuses que les familles tchèques : avoir quatre enfant n’a rien d’extraordinaire ici. Le mot « famille » a un sens différent : cela signifie quelque chose de très fort et de très important, même d’essentiel. Tout le monde adore sa famille et la respecte. Les familles sont habituées à être souvent ensemble, et même les ados ne veulent pas se séparer de leur famille, au contraire de chez nous ; les activités entre amis ne sont pas fréquentes, du moins chez ceux qui ont le même âge que nous.
Cette acception du mot « famille » influence aussi le mode d’alimentation ; le repas est en effet non seulement un passage obligé, mais il est surtout le moment de se retrouver en famille pour parler de choses et d’autres … et on parle beaucoup pendant le repas ! Ce n’est pas la seule raison qui explique la durée du repas : il y a aussi plus de plats que chez nous. Une entrée et un dessert font partie de chaque repas ; en République Tchèque, cela n’arrive que les jours de fête, pas chaque jour, et il arrive même parfois que la famille ne déjeune ou ne dîne pas ensemble. En France, les repas sont plus variés, du fait que chacun mange ce qu’il veut : on se sent bien et chacun peut profiter du repas familial à sa façon.
Le moment le plus important dans la vie familiale est le soir, au dîner : tout le monde est rassemblé autour de la table, mange lentement et raconte sa journée. Il ne reste pas beaucoup de temps pour les loisirs : les femmes brodent ou peignent, elles le font le soir, ce qui leur permet de se reposer après le travail. Il y a également des jeunes filles qui aiment pratiquer un sport (comme la boxe française). Les garçons quant à eux jouent souvent à la console ou sur leur ordinateur, ils pratiquent peu de sports, ils n’ont pas le temps.

Contribution de Anezka Fialova

 

V. Les repas en France

Notre séjour en France ne nous a apporté pas seulement d’excellents souvenirs, mais aussi de nouvelles expériences avec la cuisine française et … quelques kilos en plus ! La cuisine française est très différente de la cuisine tchèque : les Français mangent plus, plus régulièrement et mieux. Les repas se composent généralement de quatre plats : d’abord d’une entrée (une salade ou du jambon), ensuite du plat principal (par exemple une viande et sa garniture). A ce moment-là, les Tchèques n’ont plus faim ! Les Français, eux, continuent et mangent un yaourt, puis un dessert ou un fromage. A ce moment-là, Les Tchèques sont presque morts ! Les Français quant à eux sont très contents ! ! !
Après quelques jours, nous nous sommes habitués à la cuisine française et depuis notre retour en République Tchèque, nous avons tout le temps faim ! Nos parents, qui ne sont pas venus en France, sont tristes et nous demandent : « Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’ai-je mal fait ? » Nous leur répondons qu’ils ne peuvent pas comprendre : ils ne sont pas Français !

Contribution de Lucie Cihlarova, Katka Honesova et Jana Luhanova

 

VI. Le temps libre

En France et surtout à Firminy où nous avons séjourné quinze jours, on passe son temps libre différemment qu’en République Tchèque. Il y a moins de possibilités de sorties culturelles et on est donc obligé de trouver d’autres loisirs ; si on veut sortir, aller au cinéma ou au théâtre, il faut prendre le bus pour aller à Saint-Etienne, qui est la plus grande ville à proximité de Firminy. Si les ados français n’ont rien à faire, ils vont dans les « auberges » de Firminy, car il n’y a pas d’autres endroits pour les jeunes pour s’amuser ; mais c’est pareil dans les petites villes en République Tchèque.
A Saint-Etienne, il y a aussi un stade de football. L’équipe de Saint-Etienne était alors en Ligue 2, mais elle est restée très populaire dans cette région et très connue dans toute la France pour ses supporters qui sont les meilleurs du pays. Nous avons assisté à une rencontre contre Clermont et l’ ambiance était vraiment formidable ! Le foot est en général un phénomène très important dans la Région Rhône-Alpes.
Pendant notre séjour, nos correspondants français étaient très occupés par leurs devoirs, car ils devaient se préparer pour le bac ; nous ne savons donc pas précisément ce qu’ils font normalement. Nous croyons toutefois que les lycéens français sont très pris par leurs études et qu’ils n’ont pas le temps de faire du sport ou de s’adonner à un autre loisir. Ils passent leur temps libre comme nous, mais nous, nous en avons plus qu' eux!

Contribution de David, Dafca et Adam

 

VII. Le voyage a Paris

le 27 mars : nous sommes partis à sept heures et demie de la gare de Saint-Etienne ; dans le TGV, nous avons fait de nouveaux amis : les pompiers qui étaient en grève et montaient à Paris pour manifester. Nous sommes arrivés à Paris vers dix heures ; nous sommes allés ensuite à l’auberge de jeunesse qui se trouve près du Louvre. Là, nous avons pris un pique-nique. Après le repas, nous avons visité Montmartre et le Sacré Cœur ; ensuite, nous avons eu du temps libre pour flâner ça et là. Sur la route du retour, nous avons rencontré nos « amis » du TGV, les pompiers, qui manifestaient à proximité de l’Opéra Garnier. Nous avons dîné au Flunch des Halles, puis nous sommes allés à pied à la Tour Eiffel : là-bas, une partie du groupe est montée au sommet, les autres ont attendu en bas, dans le froid. Nous sommes rentrés tous ensemble en métro à l’auberge de jeunesse, où nous nous sommes rapidement endormis.

le 28 mars : nous nous sommes levés de bonne heure pour aller au Louvre ; nous avons vu les œuvres les plus connues, par exemple la Joconde. Nous avons déjeuné au Flunch du Centre Pompidou. L’après-midi, nous avons eu une visite guidée de l’Ile de la Cité : nous sommes entrés dans Notre Dame. Puis nous avons eu du temps libre pour profiter de la vie parisienne et à neuf heures nous sommes partis de la gare de Lyon. Nous sommes arrivés tard, mais la tête pleine d’ impressions à la maison.

Contribution de Eva Otoupalova et Marianna Stranska

 

Webdesign: Tomáš KRAJČA, e-mail: tomus@bonusweb.cz